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protocole analytique et la démarche adoptée
Les responsables des biodétériorations appartiennent donc à
deux groupes : ceux qui entraînent la formation de dépôts
visibles comme les algues, champignons, lichens.
Ceux, plus insidieux qui provoquent une décohésion du matériau
au travers de leurs réactions métaboliques, sans recouvrements
visibles : ce sont certaines bactéries.
La démarche
à adopter face à une altération supposée de caractère
biologique se situe dans un premier temps sur le terrain où il faut
tenter de diagnostiquer l'altération. Pour cela, on note l'état
et l'aspect du matériau (poudroiements, plaques, désagrégations)
, la forme des altérations (recouvrements visibles, altérations
ponctiformes etc...).
Ensuite, il
est nécessaire de situer le problème dans son contexte (connaissances
des conditions environnementales,: température, humidité, pollution
atmosphérique..., connaissances de la " vie " de l'édifice
concerné,: restaurations antérieures, produits de traitement
utilisés...).
Suivant le type
d'altération et le type de microorganisme suspecté, un mode
de prélèvement est sélectionné : prélèvement
de matière, frottis de surafce, prélèvement par scotch,
prise d'air ambiant.
La suite des
opérations s'effectue en laboratoire où l'on définit
le protocole d'analyse qui permettra d'identifier les causes de l'altération
biologique. Ce protocole peut associer analyses chimiques (spectrophotométrie
infrarouge, fluorescence X...) et analyses microbiologiques classiques avec
établissement d'un spectre microbien par numération des espèces,
identification des souches, visualisation des micro-organismes en microscopie
électronique à balayage, sélection par antibiogramme
de produits biocides adaptés.
Lorsque les
causes sont déterminées, il est alors possible d'établir
le traitement approprié et son mode d'application : aspiraton préalable
des supports, pulvérisation ou application par compresses de biocides
ciblés, traitement de l'atmosphère.
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