|
Le bois et les micro-organismes
|
|||||||||||||||||||||||||||||||
| Le
bois est un matériau sensible aux différentes attaques biologiques,
champignons et insectes. Bien-sûr, pour que ces attaques se développent, certaines conditions doivent être réunies.
Une des conditions prépondérantes de développement est l'humidité. L'humidité relative du bois correspond à la quantité d'eau contenue dans le bois rapportée à la quantité de matière sèche. Un bois dit sec à une humidité relative (HR) égale à 15%, l'humidité relative de l'air est alors de 55%. Conditions de développement/définition des clases de risques (norme EN = 335) :
|
|||||||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||||||
| Une
autre condition de développement des micro-organismes est la qualité
du bois et plus particulièrement ses caractéristiques de durabilité.
La durabilité naturelle d'un bois est due à sa morphologie
(par exemple, la tylose) et à
sa composition chimique (par exemple, les extractibles). On note par exemple
que chez le chêne, le phénomène de duramenisation
provoque la formation de tylose dans les vaisseaux. Cette modification est
à l'origine de la très faible imprégnabilité
du chêne. De plus, le chêne contient jusqu'à 13% d'extractibles
alors que le peuplier n'en contient que 4%. On constate donc une meilleure
durabilité du chêne par rapport au peuplier. Certains bois ont une très mauvaise durabilité naturelle (par exemple, le pin) : pour qu'ils soient plus résistant, on peut procéder à une application de produits biocides. On introduit donc une durabilité que l'on appelle induite. |
|||||||||||||||||||||||||||||||