La restauration
des oeuvres en cuivre
L'ensemble des oeuvres en cuivre comporte une armature interne en fer
forgé. Bien qu'à peine 10 % de ces armatures soient détériorées,
elles sont démontées afin de remplacer à l'identique
les éléments trop corrodés, de décaper et
de peindre l'ensemble. Les pattes de cuivre servant de fixation entre
les armatures et le cuivre de l'oeuvre sont changées, et, afin
de limiter les risques de corrosion galvanique fer sur cuivre, des bandes
d'isolant (Téflon) sont placées entre l'armature et le cuivre
de l'oeuvre.
Les oeuvres en cuivre sont celles qui ont le plus souffert, non pas de
la corrosion, mais de déformations, de ruptures, de déchirures
liées à des contraintes mécaniques. Les déchirures
sont reprisent par soudure alors que les trous (impacts de balles) sont
bouchés à l'aide d'une résine époxydique chargée
de poudre de cuivre. Les éléments légèrement
enfoncés, sont démontés, redressés par la
face interne. Les éléments trop altérés ou
disparus sont reconstitués d'après les documents anciens.
Les parties des oeuvres qui sont près du public sont sur la face
interne du cuivre renforcé par un étamage.
Le nettoyage est réalisé par projection de rafle de maïs,
puis les cuivres sont patinés et protégés. |
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Patine
et protection des cuivreux
La patine est une opération délicate et dans ce cas peut
être plus encore car, d'après les documents, la patine des
oeuvres en cuivre, en bronze, en laiton était de couleur miel.
La complexité est d'obtenir la même couleur pour trois métaux
ou alliages différents. Là, les recettes du patineur, son
savoir faire, dépassent les considérations scientifiques.
La chaleur, le passage de produits à base de chromate, des rinçages
à l'eau : la patine mordorée est là !
Les oeuvres sont enduites de cire microcristalline qui les protégera
des agressions de l'humidité et des polluants.
Des opérations dentretien de la protection sont programmées. |
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