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Le pont Alexandre III, à Paris

Les grands ouvrages métalliques, ponts, pavillons, gares, ont connu une apogée dans la construction, au début du XXe siècle et abordent donc les 100 ans d'existence, parfois avec des périodes d'abandon ou d'intensification de leur utilisation, avec les “mises en conformité” inhérentes aux périodes traversées. Élargissement, renforcements, mise en sécurité.... toutes ces interventions peuvent avoir modifié, déformé l'aspect voire même la technique constructive d'origine. L'abandon, lui, aboutit à la détérioration plus ou moins rapide des matériaux, quand l'ouvrage n'est pas victime du “pillage”, donnant lieu au démantèlement des éléments pour le réemploi ou la vente sauvage.

Ces ouvrages sont souvent constitués d'une multitude d'oeuvres réunies en une seule, immense et complexe ; ces oeuvres, parfois totalement différentes et pourtant indissociables, présentent des hétérogénéités dans leur état de conservation : hétérogénéités liées à la nature des métaux qui les composent, aux conditions dans lesquelles ces pièces ont été élaborées, à la nature des matériaux avec lesquels elles sont en contact, mais aussi hétérogénéités dues à leur exposition. En effet la partie exposée au nord peut davantage souffrir de l'humidité que la partie au sud qui, par contre, subira les effets de l'ensoleillement.

Bibliographie
Étude préalable aux travaux
de restauration
La restauration
Historique du pont