A la fin du XVIIIe siècle, le fer est souvent poli. Les éléments de décor comme les feuillages sont fondus, leurs découpes sont arrondies ou en ogives surbaissées, les nervures sont en creux. La tôle repoussée est peu utilisée. Les volutes sont semblables à celles du début du siècle mais l'on ressent l'inspiration antique. La composition se fait plus architecturale avec des pilastres, des entablements, des frontons.
Au début du XIXe siècle, c'est la fonte qui est surtout employée : palmettes feuillages, volutes, tout est fondu. Le modelé est sec, on a peu de relief. Bien que l'on sente l'inspiration antique, les styles sont mêlés et l'on constate une certaine froideur, une certaine lourdeur à toutes ces réalisations. Les frontons et les entablements sont moins importants, les faisceaux de lances se substituent aux pilastres.


Chartres (Eure-et-Loir).Grille d'entrée de la chambre du commerce qui était auparavant la grille du choeur de la cathédrale
Cliché J.P. Bozellec

retour page d'accueil

La restauration des grilles

Les causes des modifications des altérations de ces grilles sont souvent liées à leur caractère mobilier qui les rend transportables, aux réformes liturgiques puisqu'une grande partie des grilles est située dans des édifices religieux (grilles de choeur, tables de communion), aux vicissitudes de l'histoire (guerre, émeute, révolution) pendant lesquelles elles sont démontées, déplacées, transformées, ainsi qu'à l'évolution des modes, en particulier au XIXe siècle.
La restauration d'une grille commence avant tout par une recherche documentaire historique , puis par l'établissement d'un bilan sanitaire (nature des métaux, précédentes restaurations ...).
La restauration d'une grille peut être de deux natures : soit l'intervention est minimaliste et consiste alors en un légér nettoyage et/ou un traitement de la stabilisation de la corrosion, soit elle est de type classique, plus conséquente. Cette dernière commence souvent par un décapage : nettoyage de la grille mais sans attaquer le métal. Puis, afin de bien appliquer le traitement anticorrosion, l'idéal est de démonter l'ensemble de la grille. Ainsi, chaque élément cuivreux ou ferreux peut être traité de la meilleure manière.

Un exemple de restauration classique : les grilles de Jean Lamour, place Stanislas à Nancy.

Un exemple de restauration minimale : les grilles du sanctuaire de l'abbatiale de Sainte Foy à Conques.