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Les
grilles de Jean Lamour, place Stanislas à Nancy :
un exemple d'une restauration classique
L'ensemble de la place Stanislas fut commandé en 1737 par le roi
Stanislas de Pologne. Lors de la restauration des grilles, de 1977 à
1983, il fut décidé de refaire les feuillages. En effet,
au 18e siècle, les laminoirs n'étaient pas encore opérationnels.
La tôle mince était obtenue par martelage et fournie en feuilles
de petite dimension, d'où la nécessité d'assembler
de multiples éléments pour donner les ornements aux formes
complexes et à grands reliefs. Ces assemblages sont bien sûr
des zones sensibles à la corrosion et aux efforts mécaniques.
Au cours des siècles, les grilles ont subi des vicissitudes diverses
comme le gel, le dégel, la pluie, la pollution (animal, humaine...),
mais aussi les détériorations mécaniques des révolutionnaires
qui arrachèrent le 13 mai 1792 les couronnes, les blasons, les
chiffres royaux et autres ornements. Puis en 1814, les troupes de la Sainte
Alliance bivouaquant à proximité, causèrent d'autres
dommages. Une première restauration eut lieu en 1864.
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En 1871,
il fallut démonter les frontons trop vétustes. Pendant la
guerre de 1939-1945 les sacs de sable disposés en protection entretinrent
l'humidité et les dégâts causés par la corrosion
étaient tels qu'en 1946 une restauration importante fut menée.
Les interventions successives firent que la quasi totalité des
éléments avait été remplacés et que
l'esprit «rocaille» originel s'en trouvait totalement dénaturé.
L'analyse de la situation in situ ne fit que renforcer cette option ;
en effet, les grilles de la place Stanislas sont exposées dans
un environnement plutôt humide avec de forts taux de pollution puisque
la place n'est pas fermée à la circulation. Elles sont près
du public qui s'y appuie, s'y accroche et y grimpe.
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