|
La
dorure
L'étude des documents montre que dès la construction (1690),
le dôme est doré, mais aucun détail sur ce travail
n'est donné, pas plus que sur la dorure commandée par Napoléon
en 1807. Un article fait état d'un dôme presque gris en 1830,
soit vingt-trois ans après (Trimm
T., 1869).
Lors des campagnes de restauration
de Crépinet, 1869 et de A. Ventre, 1937, une dorure est de
nouveau réalisée. Mais dès 1950, il ne reste presque
plus d'or.
En 1988, la décision est prise, il faut redorer le dôme.
En France, la dorure utilisée sur métaux en extérieur
est la dorure à la mixtion, mais les précédentes
dorures, et en particulier celles de 1937, n'ont pas résisté
bien longtemps. Y-a-til une alternative à cette dorure ?
Une étude scientifique est entamée...Deux
solutions sont envisagées soit la dorure traditionnelle, appelée
dorure à la mixtion
ou encore dorure à la feuille, soit la dorure
par électrolyse.
Plusieurs tests furent effectués. Au cours de ceux-ci, la dorure
par électrolyse a montré sa résistance aux tests
d'abrasion, de dureté, de nettoyage, mais l'élément
rédhibitoire est son altération rapide aux tests climatiques
où la dorure traditionnelle montre une très nette supériorité.
Le dôme est donc doré
de manière traditionnelle à la feuille d'or.
|
|