La restauration du dôme

Les travaux de couverture

Avant d'entreprendre la restauration, un bilan sanitaire est dressé pour le lanternon et la flèche, la charpente en bois, ainsi que la couverture de cuivre qui sont en bon état et ne nécessiteront que quelques réparations. La boule fleurdelisée et la croix à son sommet seront démontées afin d'en consolider les fixations. Les décors, fleurs de lys en cuivre, guirlandes et feuilles d'acanthe en plomb ne nécessitent pas d'intervention. De la dorure de 1937, il ne reste presque plus rien, une intervention-restauration est donc prévue.

Pour le dôme, la charpente et le voligeage sont dans un état correct, les trophées et leur système d’accrochage sont bien conservés. Les éléments décoratifs en plomb moulés situés en partie haute du dôme semblent être d'origine, et leur état implique leur démontage pour les opérations de restauration. Les éléments de couverture sous ces motifs décoratifs, ainsi que sur la calotte circulaire en haut du dôme, autour du lanternon, sont dans un état de conservation très variable et une grande part de ces feuilles est remplacée. Les arêtiers et bandeaux circulaires semblent corrects, mais en cours de travaux, sera découverte une corrosion profonde de la face interne des plombs au niveau des arêtiers. Lors de la restauration de 1937, ces tables de plomb avaient été posées sur des formes de la charpente en chêne neuf. Le tannin, que ces bois contenaient, très agressif vis-à-vis du plomb, est responsable de leur dégradation. Pour des raisons financières, il faut renoncer au plomb coulé. Avec l'aide du Centre d'Information du Plomb, une solution assurant la pérennité des travaux est élaborée. Un plomb, certes laminé, mais présentant des caractéristiques physico-chimiques proches de celui coulé sur sable, le plomb spécial "monuments historiques" est mis en place.

Du carton bitumé est placé sous le plomb afin de l'isoler du chêne qui, bien qu'ayant séché, peut présenter encore quelques émanations acides pouvant provoquer la corrosion du plomb.
La toiture ainsi restaurée assure de nouveau son rôle d'étanchéité, de protection entre-autre vis-à-vis de la charpente et des peintures de Charles de la Fosse (1703-1706) ornant la coupole intérieure du dôme.


Lanternon du dôme des Invalides après restauration.
Cliché J.-P. Bozellec

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