Le dôme en plomb de
l'église Saint Louis des Invalides, à Paris

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Historique des couvertures métalliques

La couverture métallique fait partie de notre patrimoine, de plomb ou de cuivre pour les édifices prestigieux, de zinc, de fer blanc, de tôle d'acier pour les ouvrages les plus modestes, ponctuations grises, vertes, mordorées dans le ciel, elle est représentative de notre histoire, de nos régions.
Des études historiques et techniques montrent que l'évolution de ses formes est liée au progrès de la métallurgie et de la sidérurgie, mais est aussi l'empreinte d'une plus ou moins grande prospérité.
Le bronze et le plomb en plaques sont utilisés en couverture dès l'antiquité par les romains. C'est au XIIIe siècle que les cathédrales de Chartres et de Paris sont couvertes de feuilles de plomb coulées sur sable. En 1687, c'est du cuivre de Suède qui est employé pour la couverture de l'aile droite du château de Versailles. L'emploi plus large du métal en feuille dans la couverture correspond à l'évolution des techniques de laminage. En France, le plomb est laminé à partir de 1729, puis entre 1880 et 1882 le laminage du cuivre est effectif, par contre il faudra attendre 1910 pour les tôles de fer. Quant au zinc, la mise au point de la réduction industrielle de son oxyde ne rend son élaboration possible qu'à la fin du XVIIIe siècle (Belhoste J.F, 1997). Le métal n'est pas toujours la composante principale de la couverture, mais il y est presque toujours présent, soit pour un rôle d'étanchéité, soit dans un but décoratif.
Au Moyen-Âge un important décor est mis en place sur les toitures : épis de faîtage, crête, girouette, statuaire, descentes d'eau. Certains de ces décors reçoivent une ornementation picturale. Ils sont "blanchis, estoffés d'or et de couleurs"ou encore "rubanés d'or et d'azur"
(Grodecki C., 1985) (relevé de Vaudoyer sur la maison d'Agnès Sorel à Orléans). Les motifs en usage sur la couverture à la fin du Moyen-Âge et à la Renaissance semblent être constitués de fleurs de lys, trèfles, feuillages, de trilobes ou quadrilobes, d'armoiries, chevrons et losanges, puis de balustres, candélabres, rinceaux, monogrammes, cordelières, dauphins, puttis....
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le décor sur la couverture disparaît peu à peu, tant dans la forme que dans la recherche picturale, sauf pour les très grands édifices, puis au XIXe siècle, le goût du Moyen-Âge donne un nouvel essor à la décoration des toitures, que ce soit en restauration, comme en création. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les édifices civils et religieux du Moyen-Âge et de la Renaissance font l'objet de vastes campagnes de restauration ou de restitution ; les éléments encore en place sont copiés, on restitue d'après gravures, on crée. Puis, au XXe siècle, c'est le déclin.
Le décor des couvertures est un élément important de l'architecture, sa qualité et son importance sont représentatives de la situation sociale du propriétaire (Mayer J., 1996).

 

La restauration du dôme

Historique du dôme des Invalides

La dorure
Bibliographie