Grotte de Lascaux, rhinocéros du puits : ce tracé animalier long de 1,10 m et haut de 0,60 m est doté de deux cornes, d'un oeil ovale ajouré et de deux oreilles. Il y a contraste entre les traits épais de la ligne dorsale et de la partie postérieure et le reste du corps au tracé plus discret ( matérialisation de poils sous formes de lignes incurvées). Six points noirs regroupés par deux sont au niveau de la queue redressée en crosse.
 Comme pour les représentations voisines du bison blessé et de l'homme (qui peuvent selon les auteurs constituer ou non la même scène), ce tracé animalier est protégé sous une mince couche de calcite continue. De très fines et très minces efflorescences confèrent donc cet aspect blanchâtre au support sous forme de plages ou de rubans ; elles sont le témoin d'une activité hydrogéologique passée.

Grotte de Lascaux, scène du puits : l'abbé Breuil en donnait la description suivante : "l'homme d'un dessin schématique est renversé obliquement sur le dos, la tête petite ressemble à celle d'un oiseau ; les bras étalés obliquement se terminent par des mains étendues à quatre doigts ; le tronc allongé est fait de deux traits parallèles s'épaississant vers les hanches." Les jambes sont allongées... et se coudent à angle droit pour former les pieds. Le bison tracé sur une tache jaune ocre  de sédiments agglomérés au calcaire,  parait être éventré par une longue sagaie. L'animal tracé en noir, parait à l'arrêt, le mufle rentré dans la fourrure du fanon représenté ici par de larges hachures verticales. Cette convention stylistique est reprise pour le chignon et la bosse. La scène est complétée par un signe en crochet et un autre surmonté d'un oiseau.
Les faibles venues d'eau émergeant à la surface de la roche très poreuse, perméable ont déposé de la calcite sous la forme d'une pellicule continue, transparente qui recouvre le tracé ; ponctuellement de petits cristaux blancs opaques se sont également développés en particulier sur les tracés noirs des contours. De cette façon les oeuvres se trouvent parfaitement et  naturellement protégées ; l'activité hydrogéologique dans cette partie du réseau est considérée actuellement comme inexistante.