QUAND LA PEINTURE
COTOIE LA GRAVURE.


Actuellement plus de 230 figures d'art pariétal sont recensées, des moyens d'investigation modernes en révèleront d'autres. La première étude exhaustive réalisée dès la découverte par H. Breuil décomptait déjà 80 bisons, 40 mammouths, 23 chevaux, 17 rennes et cervidés, 8 boeufs primitifs, 4 caprinés, 1 loup, 1 ours, 2 rhinocéros, 4 mains négatives. 19 tectiformes... Des études plus récentes ajoutent selon A.ROUSSOT  "une bonne dizaine de figurations animales dont 6 mammouths, 5 chevaux, 2 bisons, 1 bouquetin, 1 renne... 3 tectiformes gravés, 1 signe quadrangulaire peint, 1 signe barbelé gravé... et de nombreux points". A Font de Gaume, les reliefs concaves et convexes des surfaces rocheuses sont fréquemment mis à contribution pour donner du volume aux représentations animales ; ils traduisent le souci de la recherche de la troisième dimension.

L'état de certains tracés témoignent de l'importance des phénomènes de dégradations qui ont du se produire naturellement au cours des millénaires ; la roche a pu être corrodée et recouverte de calcite. Les dépôts affectent ou non les décors préhistoriques. Certaines figures sont presque totalement couvertes de dépôts de calcite opaques ou translucides, d'autrefois le pigment parait être à nu sur la roche. Le concrétionnement dans une partie de la caverne est actif, la cavité est donc soumise aux influences externes véhiculées par l'eau. Dans ces conditions, la qualité de l'environnement sera donc une donnée à prendre en compte et à protéger.


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