Les cavités, les abris-sous-roche préhistoriques ornés et les sites naturels qui leur sont associés, forment un ensemble aux relations simples ou complexes et en équilibre stable ou instable selon les cas de figures. Les risques de désordre sont nombreux. Nous pouvons évoquer, à titre d'exemple, l'évolution à caractère réversible ou irréversible selon les cas, du couvert végétal d'une colline ou d'un flanc de montagne.
Dans le cadre des interventions humaines, il faut savoir que l'activité agricole peut remettre en jeu le bon équilibre du milieu souterrain, orné ou seulement concrétionné. Le défrichement, les labours profonds, l'irrigation, la mutation culturale, l'emploi d'engrais en modifiant la répartition et la qualité physico-chimique des eaux souterraines, peuvent être à l'origine de dégradations mécaniques, hydromécaniques, hydrochimiques, microbiologiques,... Elles pourront affecter la totalité d'un réseau karstique ou seulement une paroi.
Dans d'autres domaines de l'activité humaine, liée au développement de la société moderne, nous pouvons citer :
la constructibilité (résidences
secondaires, hôtels, batiments à vocation touristique,
campings...)
l'aménagement du territoire (voies d'accès
routiers, tranchées de conduites d'eau, de gaz et lignes
électriques, etc.).
Dans le milieu rural et en ce qui concerne la protection à l'encontre de la dynamique agricole, la détérioration de la nature est souvent prévisible et liée :
à la destruction de la mosaïque végétale
séculaire ou multiséculaire par abattage intempestif,
à l'absence de toute planification dans
le sens du reboisement à partir des mêmes essences
végétales,
à la plantation d'essences végétales
dont le comportement hydrique sera très différent
des précédentes,
au remplacement de la strate arbustive par des
aires de cultures souvent intensives.
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