UNE GROTTE FREQUENTÉE PENDANT DES MILLÉNAIRES


La grotte de Rouffignac (Dordogne) a été fréquentée par l'homme préhistorique qui a laissé de nombreux témoignages de son passage sur les parois et les voûtes (tracés et gravures de mammouths, rhinocéros, bouquetins ...) au cours du Paléolithique supérieur.

Le support, en général malléable et constitué d'une couche de calcaire décomposée de quelques mm d'épaisseur, a été propice à la réalisation de traits faits avec le doigt ou selon le degré de dureté du support avec un burin de silex ou un outil d'os ou de bois. La technique du dessin n'a été utilisée que lorsque l'artiste a jugé le support assez résistant. Dans ce cas, le pigment est accroché aux micro-aspérités de la roche.
 
 


Vue générale du grand plafond : l'ensemble composé de plus de 65 tracés préhistoriques était totalement défiguré par un nombre élevé de surcharges, maculations et graffitis. En cette partie de la grotte, avant l'abaissement du sol nécessité par les aménagements touristiques, l'espace sol/voûte ne dépassait pas 1 mètre ; cela explique les traces de frottements relevées sur la voûte et dues aux visiteurs.

Bien des millénaires plus tard (essentiellement au 19 et au 20e siècles), des curieux ont fréquenté la grotte et ont par centaines inscrit leurs patronymes et laissé toutes sortes de traces de leur passage sur les parois de la caverne. D'importantes surfaces, dont certaines possédant des tracés originaux ont été souillées : l'ensemble du grand plafond, la frise des dix mammouths, celle des rhinocéros, le plafond rouge.
 
 

Un graffiti au noir de fumée surcharge la représentation gravée d'un mammouth.


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