Dans la plupart des pays, les responsables administratifs et/ou
scientifiques ont peu à peu pris conscience de la valeur
culturelle et sociologique de cet héritage. Sur le plan
mondial des organismes internationaux ayant pour vocation la protection
des sites, des monuments, des musées, des biens culturels
se préoccupent de la conservation de l'art rupestre. Citons
l'ICOMOS, l'ICOM et l'IIC. Un groupe de travail du Comité
de l'ICOM pour la Conservation existe depuis 1981 ; il est issu
du besoin de contacts entre spécialités.
Tous ont l'ambition, tout en étant dans le droit fil de
la déontologie et de l'éthique de la conservation
des oeuvres d'art, de promouvoir, encourager et faciliter les
échanges d'idées, de données, de documents
ayant trait à la conservation des peintures et gravures
du milieu souterrain, des abris et des sites de plein air, effectuées
sur un support rocheux naturel.
![]() Représentation peinte d'un personnage féminin d'un site d'époque néolithique du Tassili N'Ajjer La roche est un grès d'âge cambro-ordovicien possédant tout un réseau de cassures, fissures verticales à subverticales. L'élargissement de ces zones de moindre résistance explique la présence actuelle d'un réseau de couloirs où se sont développés des abris-sous-roche. |
L'UNESCO de son côté a étendu le champ
du patrimoine culturel à l'art préhistorique, afin
qu'il recoive l'attention qu'il méritait de la part de
la communauté internationale. Au printemps 2000, 13 sites d'art pariétal et rupestre étaient inscrits :
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