Le béton, sa composition et sa mise en oeuvre

La France compte aujourd'hui plusieurs centaines de monuments historiques en béton. Ce sont des églises mais également des halles, des blockhaus, des tours, des cités, des maisons …
Ces bâtiments qui pour les plus anciens datent de la fin du XIXème siècle présentent parfois des états de dégradation importants. Il est urgent pour nombreux d'entre eux, d'intervenir.
Plusieurs programmes d'essais, menés avec le Cercle des Partenaires du Patrimoine, ont été lancés pour tenter de connaître les différents traitements de nettoyage et conservation adaptés aux bétons anciens.

La composition du béton et sa mise en œuvre

Bien qu'il soit à l'origine un simple composite de granulats, de ciment, d'eau et d'adjuvants, renforcé par des armatures, le béton armé est un matériau complexe. Le dosage de chaque élément du mélange est important.
Les granulats consistent en sables et graviers, le ciment fait effet de liant, l'eau permet l'hydratation du liant. Les adjuvants sont des produits chimiques incorporés en faible quantité afin de modifier, d'améliorer ou de compléter certaines caractéristiques (par exemple, certains adjuvants accélèrent ou retardent la prise).

Les étapes pour la fabrication du béton sont les suivantes :

  • la formulation
  • le malaxage
  • le coffrage (dans des moules provisoires de taille variable, dans lesquels on coule le béton. On parle de banches pour les plus grands moules)
  • le positionnement des armatures
  • le coulage
  • la vibration (action consistant à compacter le béton dans le coffrage en le soumettant, avant sa prise, à des vibrations).

    Le béton est donc un produit moulé, qui garde parfois l'empreinte du coffrage.

Marseille : Cité radieuse.
Empreinte du bois ayant servi au coffrage du béton.
Photo LRMH