L'oxydation des armatures

Les armatures dans le béton s'oxydent pour 3 raisons essentielles :

  • lors d'une carbonatation de la pâte de ciment, dont le front atteint les armatures,
  • lors de la présence de chlorures en quantité suffisante au niveau des armatures,
  • ou encore lorsque des armatures ont été placées trop près de la peau du béton, ce qui les soumet très rapidement à des conditions favorables à la corrosion (la plupart du temps en liaison avec une carbonatation ou la présence de chlorures, quand les armatures ne sont pas tout simplement affleurantes ou apparentes dès la construction).

De façon usuelle dans le bâtiment, lorsqu'une armature apparente est oxydée, elle est brossée ou sablée puis traitée par un produit anti-corrosion, puis l'épaufrure est comblée par un mortier de réparation, après une préparation soignée du support.L'armature, si elle est trop oxydée, peut être remplacée.
Cette technique qui peut être très efficace lorsqu'elle est correctement mise en œuvre présente deux inconvénients : elle ne permet pas de conserver le matériau d'origine et elle est souvent source d'hétérogénéités de teinte et de texture entre le ragréage et le béton d'origine. Mais lorsque le support est mal préparé ou lorsque le produit de ragréage n'est pas adapté (trop rigide, trop imperméable...), cette technique peut surtout générer des désordres (décollement du ragréage ou altération du béton ancien autour du ragréage...).


Armatures affleurantes -
ClichéLRMH

Il convient donc de rechercher des produits de réparation compatibles avec les performances en général assez faibles (fortes porosités, faibles résistances mécaniques), des bétons anciens à traiter dans le domaine des Monuments historiques.
Enfin cette procédure de réparation ne concerne que les armatures apparentes et ne permet pas de traiter des zones où une corrosion est en développement, sans symptôme apparent.

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