Étude préalable à la restauration

Avant toute restauration, il est nécessaire d'établir un diagnostic de l'état d'altération de l'édifice. Son objectif est de déterminer quelles sont les formes d'altérations, leur importance et leurs origines, afin de déterminer si l'édifice concerné doit être simplement entretenu, ou restauré et dans ce cas, par quels moyens.

Le diagnostic s'effectue en cinq étapes :

  • La première consiste en un examen détaillé de l'édifice. Les altérations, leur intensité, leur localisation et leur étendue doivent être répertoriés. L'environnement du bâtiment doit également être observé (proximité de la mer, possibilités de pollutions industrielle ou urbaine...).
    Cette première étape conduit généralement à plusieurs hypothèses sur l'origine de dégradations observées. Elle permet d'établir un protocole d'essais mais aussi d'évaluer l'urgence et l'ampleur des restaurations à mettre en œuvre.
  • La seconde étape réside dans l'évaluation des caractéristiques intrinsèques du béton, ainsi que du degré d'altération. Cette deuxième étape se compose d'une série d'analyses de terrain (localisation des armatures, évaluation de leur corrosion et de la profondeur de carbonatation du béton...), complétée par des essais en laboratoire, sur prélèvements (mesure de la porosité, examen de la microstructure au microscope électronique à balayage...).

    Ces deux premières étapes sont généralement inévitables. En revanche, la troisième ne doit être réalisée que si l'édifice est soumis à un environnement agressif.


  • La troisième étape a pour but d'évaluer l'impact d'un environnement agressif sur le béton, ou de confirmer certaines hypothèses sur les altérations recensées lors de la première étape.
    Les trois situations les plus courantes sont la proximité de la mer, la proximité d'une industrie polluante et les cycles de gel-dégel.

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