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Spectométrie
de fluorescence X
La spectrométrie de fluorescence
X permet une identification globale des éléments chimiques.
C'est une analyse non destructive qui s'effectue directement sur l'échantillon.
Elle permet de connaître la composition élémentaire
de l'échantillon (calcium,
fer, zinc, etc.) ; cette analyse
globale sera ensuite affinée, à partir des mêmes
échantillons, grâce à d'autres méthodes
analytiques (MEB-EDS, IRTF,
etc.).
Matériel utilisé
: spectromètre EX 3500, Baird-Jordan
Valley JVAR
Principe
de fonctionnement > |
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Microscopie
électronique à balayage
Le LRMH dispose d'un microscope électronique
à balayage équipé d'un micro-analyseur X à
dispersion d'énergie. Ce dispositif permet l'observation d'échantillon
à des grandissements de 35 à 100 000, l'analyse élémentaire
qualitative ainsi que des cartes de répartition multi-éléments.
Cette technique permet l'observation d'états de surface des
matériaux (pierre, mortiers,
bétons, métal, etc.)
; l'observation et l'analyse de coupes stratigraphiques en polychromie,
peinture murale, peinture de chevalet, revêtement sur métaux
; la caractérisation des produits d'altération de la
pierre, des mortiers, du verre ; l'examen morphologique de fibre textile
; l'observation et analyse de filés métalliques ; la
visualisation de microorganismes ; la caractérisation de produits
utilisés en restauration, abrasifs, traitements minéraux
sur pierre, etc... .
Matériel utilisé
: microscope électronique
à balayage Jeol xxxx équipé d'un micro-analyseur
X à dispersion d'énergie Oxford Link Pentaflet.
Principe
de fonctionnement > |
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LIBS
Le LIBS (Laser-Induced Breakdown Spectroscopy)
est une technique d'analyse élémentaire qui permet
de connaître la composition des matériaux analysés.
Elle consiste à focaliser un laser sur une surface afin de
générer un plasma dont l'émission optique est
analysée à l'aide d'un spectromètre.
Matériel utilisé
:
1 laser Minilite (Continuum) et spectromètre
(Ocean Optics). Trois spectromètres sont couplés afin
de couvrir presque complètement les longueurs d'onde de 200
nm à 940 nm. |
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Diffractométrie
X
Le laboratoire possède un diffractomètre de rayons X
qui permet
d'identifier la nature de toutes les substances cristallisées,
d'origine
organique et inorganique. Surtout utilisée pour la détermination
des phases
minérales dont il donne la signature radiocristallographique,
la technique
est utilisée selon la "méthode des poudres"
suivant une configuration
Bragg-Brentano constituée d'un goniomètre muni d'un
tube à anode en cuivre
et d'un détecteur à scintillation. Entièrement
informatisé, le
dépouillement des diffractogrammes fournit une véritable
carte d'identité
des espèces analysées. La caractérisation des
phases est effectuée par
dépouillement informatique à l’aide du fichier
JCPDS (Joint Committee
Powder Diffraction Standard) associé au système. La
méthode donne de
précieux renseignements dans le domaine de la pierre (minéraux
constitutifs, phases argileuses, sels solubles), des enduits, mortiers
et
béton (minéraux des liants hydrauliques) et des produits
de corrosion des
vitraux et métaux.
Principe
de fonctionnement > |
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Spectrométrie
infra-rouge
La spectrométrie infra-rouge à
transformée de Fourier (IRTF) est une technique d'analyse moléculaire permettant d'obtenir
des informations sur les liaisons chimiques et sur la structure moléculaire
des matériaux analysés.
Elle est utilisée pour permettre l'identification des liants (colle, cire, huile..),
vernis, fixatifs, consolidants rencontrés dans les peintures
ainsi que pour l'identification de certains pigments. Elle est également
utilisée pour déterminer la nature des sels et produits
d'altération.
Matériel utilisé
: Spectromètre Infra-Rouge
PerkinElmer IR 2000 (détecteur
DTGS), équipé d'un
microscope IR (détecteur
MCT)
Principe
de fonctionnement > |
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Chromatographie
L'analyse chromatographique est assurée
par trois systèmes : un chromatographe en phase liquide à
haute performance (CLHP, ci-contre),
un chromatographe en phase gazeuse (CPG) et un chromatographe ionique.
Les deux premiers appareils permettent la séparation des composés
constituant la matière organique des uvres d'art : liants,
colorants, fixatifs, consolidants, etc. Ils assurent également
l'identification et la quantification des composants ainsi séparés.
Le traitement des résultats obtenus aboutit à l'identification
de l'origine de la matière organique.
Le système de chromatographie ionique est dédié
à l'identification et à la quantification des sels solubles
extraits des maçonneries.
Matériel utilisé
:
- phase liquide : système
Agilent HP 1100 avec un détecteur d'absorption du rayonnement
ultraviolet et visible à barrette de diodes (CLHP-DBD)
;
- phase gazeuse : système Finnigan GCQ composé d'un
chromatographe et d'un spectromètre de masse à trappe
d'ions (CPG-SM) avec possibilité d'introduction directe de l'échantillon.
- ionique : système bi-colonne (cations et anions) Dionex DX-320.
Principe
de fonctionnement > |
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Dynamomètrie
La machine d'essai mécanique
(dynamomètre Instron 1122)
permet de de caractériser les principales propriétés
mécaniques d'éprouvettes standardisées. Muni
d'un capteur de force de 5 KN, elle permet de tester différents
matériaux (tissus, fibres, ...) mais également des
échantillons massifs de petite taille en compression directe
et en flexion 3 points (résistance à la rupture, module
d'élasticité). |
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Colorimétrie
Elle est principalement utilisée
par la section textile pour étudier les teintures naturelles
et l'évolution des couleurs provoquée par l'exposition
à la lumière (entre
endroit et envers des tapisseries).
Elle permet également, lors des essais de solidité à
la lumière et au lavage, de suivre le vieillissement artificiel
des teintures réalisées avec des colorants synthétiques
qui sont utilisés en restauration. Elle est utilisée,
en outre, pour étudier les changements de couleur de divers
matériaux consécutifs à un traitement ou au vieillissement,
naturel ou artificiel.
Matériel utilisé :
spectrocolorimètre Minolta
CM 2002 qui permet d'obtenir les données colorimétriques
dans différents espaces couleurs (tristimulus
XYZ, Yxy, L*a*b*, L*C*h*, Hunter Lab)
et la courbe de réflectance spectrale. |
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Laboratoire
de pétrophysique
Dédié à l'étude des propriétés
des matériaux poreux minéraux sains et
altérés, le laboratoire est doté d'équipements
spécifiques permettant
d'accéder à certains paramètres hydrodynamiques
et de la microstructure des
pierres et mortiers en relation avec leur milieu poreux.
Analyse du réseau poreux sur lames minces pétrographiques
Mesure des porosités et des masses volumiques
Ausculation ultrasonique
Propriétés de transfert d'eau par capillarité
et évaporation
Mesure du coefficient de perméabilité à la vapeur
d'eau
Isotherme d'adsorption d'eau et mesure des teneurs en eau hygroscopique
Contrôle dilatométrique (hydrique et thermique)
La caractérisation pétrophysique constitue un outil
d'aide à la décision
dans les domaines de la compatibilité des matériaux
et de la durabilité des
performances de traitement de conservation-restauration (nettoyage,
consolidation, protection). |
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Microbiologie
Les équipements d'analyses
microbiologiques au L.R.M.H. sont composés de :
matériel pour ensemencement
et milieux de culture ;
appareil pour le contrôle
de la pollution atmosphérique (Surface
Air System) ;
étuves spécifiques
pour culture : de bactéries et champignons (24°C),
d'algues
(pièce climatisée
à 18 °C et 90 % d'humidité relative)
;
microscope optique, loupe binoculaire
;
appareil à point critique
pour préparation des échantillons biologiques en vue
d'examens au microscope électronique à balayage
(MEB) ;
spectrophotomètre ;
pH-mètre ;
bain thermostaté à
agitation. |
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Vieillissement
artificiel
Le laboratoire dispose de plusieurs enceintes
de simulation, permettant d'effectuer des tests de vieillissement
des matériaux (en particulier, des produits de restauration)
; on détermine ainsi la résistance de ceux-ci au vieillissement
climatique (cycles de température - humidité), à
la corrosion (dioxyde de soufre, brouillard salin), à la lumière
(xénotest). |
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