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Pour répondre à ces objectifs,
le LRMH mène plusieurs types d'études et de recherches
:
Des recherches de fond en
liaison avec des laboratoires de l'université, du CNRS ou
des grandes écoles, sur :
la connaissance des matériaux ; les processus de dégradation
des matériaux ; les produits ou les techniques utilisés
en restauration : efficacité, degré de réversibilité,
durabilité des matériaux anciens et des traitements
; l'amélioration des techniques d'analyses, en particulier
dans des domaines comportant peu de références comme
les produits de restauration, etc.
Des études sur un monument ou
sur une uvre, à la demande des maîtres d'uvre
et responsables du service des monuments historiques, généralement
dans le cadre d'une étude pluridisciplinaire préalable
aux travaux de restauration. L'étude du laboratoire peut
être plus ou moins approfondie selon la difficulté
du problème posé et l'importance du monument. Elle
suit généralement plusieurs étapes :
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Une
étude de terrain qui permet
d'appréhender l'uvre dans son contexte, de faire des
observations précises des altérations, et d'émettre
les premières hypothèses sur l'origine des désordres.
On établit ainsi le protocole d'étude, on procède
à l'échantillonnage ainsi qu'aux mesures relatives
à l'environnement ;
Une
étude en laboratoire, à
partir de l'échantillonnage réalisé sur le
monument, qui va du micro-prélèvement de polychromie
à la dépose d'un ou plusieurs panneaux de vitraux.
On procède sur ces prélèvements à des
observations poussées, puis à des analyses de composition
des matériaux et de leurs produits d'altération. La
corrélation entre analyses et observations in situ permet
l'interprétation des phénomènes constatés
;
Des
essais de traitement, réalisés le plus souvent
par un restaurateur sous le contrôle du LRMH, qui aboutissent
à des conseils d'intervention ou de conservation préventive.
Des études sur l'environnement des uvres et
sur leurs conditions de conservation.
Ces travaux vont des mesures sur place jusqu'aux études hydrogéologiques
de sites. Par la suite, le LRMH est souvent conduit à suivre
l'évolution de l'uvre traitée ou protégée,
au moyen d'appareillages qui enregistrent les données environnementales
en continu.
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