Porosimètre à mercure

La procédure a pour objet la détermination de la porosité ouverte et le spectre de distribution des accès aux pores par injection de mercure sous pression. La porosimétrie mercure repose sur les caractéristiques intrinsèques du mercure qui, à température ambiante, est un métal liquide non mouillant. Les documents de référence sont la norme ISO 15901-1 : 2005.


Matériel utilisé

Porosimètre à mercure Micromeritics type Autopore IV 9500 piloté par logiciel AutoPore IV. Cet appareil est composé de deux cellules basse pression et d’une cellule haute pression (pression maximale : 210 MPa).

Principe de fonctionnement

La porosité ouverte exprime le rapport (en %) entre le volume de vide par rapport au volume de plein et est une caractéristique déterminante des matériaux du bâti. La porosité ouverte accessible à l’eau donne un résultat équivalent mais contrairement à l’eau, le mercure est un métal liquide non mouillant. A ce titre le mercure conduit l’électricité, ce qui permet par une mesure de différence de potentiel de suivre la quantité de mercure. Son caractère non mouillant signifie qu’une goutte de mercure posée sur une surface solide a un angle de contact très faible, la goute forme une bille et le mercure ne pénètre pas et ne s’écoule pas naturellement. Cependant, lorsqu’une certaine pression est appliquée sur le mercure, celui-ci est forcé de pénétrer dans la porosité. Plus la taille de l’accès aux pores est faible plus il faudra exercer de pression sur le mercure pour le faire rentrer. Il existe donc une relation entre la pression appliquer sur le mercure et la taille des accès aux pores. En faisant varier la pression appliquée au mercure tout en suivant la quantité de mercure s’introduisant dans le matériau, la procédure permet d’obtenir la distribution des accès au pores et ainsi d’estimer qu’elles sont leur taille et s’il existe diffèrent type de pores ou non. La détermination du réseau poreux permet par exemple de choisir la bonne formulation des compresses de dessalages.