MATOBAT [2017-2020]

L'ART RUPESTRE DES CHASSEURS-COLLECTEURS DU LATER STONE AGE D'AFRIQUE AUSTRALE : APPARITION, FILIATIONS ET RUPTURES DANS LES MATOBO, ZIMBABWE

Massif granitique de plus de 2000 km² situé dans l'ouest du Zimbabwe, le parc national des Matobo est inscrit depuis 2003 à l'UNESCO au titre de ses richesse naturelles et de son exceptionnelle densité de peintures rupestres (plus de 3000 sites). Plusieurs indices en feraient l'un des plus anciens foyers d'art rupestre du continent, autour de 10 000 ans. Le projet MATOBART est conduit en coopération entre des équipes françaises et zimbabwéennes. Il ambitionne de produire un ensemble de données archéologiques de référence pour la région du Zimbabwe-Limpopo-Shashe Confluence Area, et ainsi de contribuer significativement à la connaissance de cette région-clé de la Préhistoire mondiale et de l'art rupestre. Les objectifs sont de construire la séquence stylistique de l'art rupestre des Matobo, de lui donner des éléments de chronologie et de l'intégrer dans la séquence chrono-culturelle de cette région du Zimbabwe. Pour ce faire, les gisements de Pomongwe et Bambata vont être réétudiées (relevé des parois ornées, sondages archéologiques, analyses des anciennes collections archéologiques). Une étude exhaustive des peintures rupestres sera réalisée d'un point de vue archéologique (inventaire-relevé), archéométrique (analyse physico-chimique des pots de peinture) et conservatoire (identification des problèmes de conservation et d'altération à l'aide de différentes techniques analytiques). La reprise des séries issues de précédentes fouilles viendra préciser les séquences chrono-culturelles d'occupation des sites. Les écailles peintes (fragments de parois effondrés) seront analysées chimiquement et comparées aux résultats obtenus pour les peintures en place. Le bilan sanitaire et l'état de conservation des parois livreront un premier constat d'état et permettront d'identifier les causes de l'altération des œuvres et de leurs supports, en relation avec l'histoire passée ou récente du site. La formation universitaire a également une grande place dans ce projet puisque des étudiants français et zimbabwéens bénéficieront d'une formation par le biais de sujets de Master et de Doctorat. À la suite de ces études, des préconisations pourront être établies afin de préserver et de valoriser au mieux ces sites ouverts en contexte granitique.

Personnels permanents : Stéphanie TOURON et Millena FROUIN (LRMH)

Cheffe de projet : Camille BOURDIER (Institut Universitaire de France, Université Jean Jaurès - UMR TRACES)

Collaboration : université Jean Jaurès (UMR 5608 TRACES), University of Zimbabwe, National Museums and Monuments of Zimbabwe, CNRS (UMR ARSCAN)

Soutiens financiers, institutionnels, politiques et culturels : Institut Universitaire de France, Ministère de l'Europe et des Affaires Étrangères, Ambassade de France au Zimbabwe, Institut Français d'Afrique du Sud, Université Toulouse - Jean Jaurès (UMR TRACES 5608), CNRS, Bureau Régional de l'UNESCO