Intérêt du traitement par UV-C des communautés bactériennes, fongiques et des protistes autorophes des biofilms colonisant la pierre patrimoniale : structure des peuplements, effets des UV-C sur la physiologie algale et innocuité du traitement vis-à-vis du spport pictura

  • Doctorant : Stéphane Pfendler
  • Ecole Doctorale : Université Bourgogne Franche-Comté (UBFC) - Environnement-santé
  • Pôle(s) scientifique(s) : Microbiologie

Sujet et description

Financement : Ministère de la Culture/CNRS/Région Bourgogne

Dans le cadre de la conservation du patrimoine, les micro-organismes se développant sous forme de biofilm sont souvent considérés comme des agents entraînant des problèmes esthétiques et de détérioration du support colonisé.

L’objectif général de cette thèse est l’utilisation de la lumière UV-C comme méthode de traitement des biofilms. Dans le but de comprendre la diversité des biofilms, les communautés bactériennes, fongiques et des protistes autotrophes ont été étudiés à l’aide d’une technique de séquençage haut débit. Suite à différents traitements aux UV-C et afin d’observer leurs effets sur les micro-algues, des essais en laboratoire ont permis de caractériser les réponses physiologiques algales tels que la mort cellulaire, la dégradation de la chlorophylle ou encore l’état de photosystème. Tous les dommages observés au niveau cellulaire et moléculaire (dont la mort cellulaire et le « bleaching » de la chlorophylle) ont permis d’optimiser la méthode de traitement. Aussi, dans une volonté de s’assurer de l’innocuité du traitement aux UV-C sur le support des biofilms (peintures pariétales), des pigments et des liants utilisés à la préhistoire ont été fortement irradiés. Les résultats ont montré que les composés inorganiques sont insensibles aux UV-C, contrairement aux molécules organiques. Le traitement UV-C a démontré son efficacité dans une grotte touristique en permettant d’éradiquer tous les biofilms. Enfin, aucune recolonisation n’a été observée deux ans après le traitement : cela a permis de démontrer que la lumière UV-C est le traitement le plus écologique à ce jour.

Direction : Lotfi ALEYA (Laboratoire chrono-environnement UMR 6249), Badr ALAOUI-SOSSÉ, Faisl BOUSTA (LRMH)

Partenaire : Laboratoire chrono-environnement à Besançon (Laurence ALAOUI-SEHMER)

Collaboration : -

Encadrement : Faisl BOUSTA, Alexandre FRANÇOIS

Durée : Septembre 2014-octobre 2017

Date de soutenance : 16 novembre 2017