Le rôle des sulfates de sodium dans l’altération des pierres du patrimoine bâti

Méthodes indirectes d’identification pour l’approche expérimentale

L’altération par les sels est considérée comme un important mécanisme de dégradation des roches dans des environnements variés (régions polaires, désertiques, côtières) terrestres et extra-terrestres (Mars en particulier). Cette altération est également reconnue comme une cause majeure d’endommagement de nombreux matériaux du patrimoine bâti comme les pierres, mais aussi les briques ou les bétons. Les sulfates de sodium, provenant en grande partie des pluies acides et de la pollution atmosphérique, sont admis comme étant les sels les plus destructifs pour ces matériaux. C’est ainsi qu’ils sont couramment utilisés dans les études expérimentales sur l’altération des roches naturelles ainsi que dans les tests de durabilité des matériaux. Leur étude est par conséquent très importante pour comprendre les processus de cristallisation de ces sels dans les réseaux poreux.

Les différents développements expérimentaux mis en oeuvre au cours de cette thèse ont permis d’identifier et de caractériser les signatures thermiques associées aux différentes phases hydratées de sulfates de sodium, pour ainsi observer leur impact sur le milieu poreux des pierres.

Collaboration : Laboratoire Géosciences et Environnement GEC – Université de Cergy-Pontoise (Ronan HÉBERT, directeur de thèse)

Personnel permanent : Ann BOURGÈS

Doctorant : Mélanie DENECKER

Financement : LabEx Patrima

Durée : octobre 2010 – juin 2014