Le phénomène de brunissement des vitraux médiévaux : critères d’identification et nature de la phase d’altération

La connaissance approfondie des processus physicochimiques à l’origine du phénomène de brunissement est nécessaire pour proposer des réponses aux questions et aux attentes des conservateurs et des restaurateurs. Au cours de cette thèse, un panel de 24 échantillons de verres de vitraux historiques et de 3 échantillons archéologiques ont été étudiés par des méthodes microscopiques et spectroscopiques afin d’abord, d’établir des critères d’identification du phénomène de brunissement dû au manganèse, et par la suite, d’obtenir des informations sur la nature des phases brunes et sur le degré d’oxydation du manganèse dans ces phases. Parallèlement à l’étude des échantillons anciens, des verres modèles de composition proche de celle des vitraux médiévaux ont été synthétisés avec deux objectifs : d’une part la compréhension de la réaction entre le manganèse et le fer et de l’influence des paramètres de fabrication sur la couleur des verres, et d’autre part l’étude de l’influence possible des bactéries dans le développement du phénomène de brunissement.

Du fait de sa position à l’interface entre archéométrie, microbiologie et physique, ce sujet de thèse a été mené par un étudiant pluri-disciplinaire. Celui-ci a bénéficié d’un comité de pilotage composé d’experts en microbiologie, structure des verres et matériaux du patrimoine.

Contrat doctoral (UPEM)

Durée : octobre 2009- décembre 2013