Influence des propriétés physico-mécaniques des minéraux argileux dans l’altération de la pierre monumentale

Les matériaux de construction du patrimoine bâti français sont majoritairement des pierres sédimentaires qui présentent des microstructures aussi variées qu’hétérogènes. Les spécificités minéralogiques de ces pierres sont un facteur essentiel de leur durabilité, en particulier lorsqu’elles contiennent des minéraux argileux en quantité variable. Toutes les recherches suggèrent que c’est le gonflement des argiles, périodiquement répété, qui conduit à l’endommagement des pierres. Il en découle en effet une fatigue du matériau, propice à sa fragilisation, et à des altérations macroscopiques importantes, comme des fissures, des déplaquages et des desquamations.

La recherche, menée au LRMH et au laboratoire de géologie de l’ENS-Ulm, consiste à mieux comprendre ces mécanismes d’altération, et à appréhender les paramètres déterminants dans l’initiation de la fissuration. Les types, la quantité et l’organisation des minéraux argileux au sein des pierres, ainsi que leur état hygrique sont pris encompte.

Collaboration : Laboratoire de géologie – ENS-Ulm (Y. GUÉGUEN, J. FORTIN), université Pierre et Marie Curie (UPMC) – Paris 6 – ED 397.

Personnel permanent : Ann BOURGÈS (directrice de thèse), Jean-Didier MERTZ.

Doctorant : Mathilde TIENNOT.

Financement : LabEx MATISSE et ministère de la Culture et de la Communication.

Durée : février 2014 – février 2017