Étude sur les peintures industrielles dans le patrimoine

Les peintures « industrielles », différentes des peintures artisanales, ont largement été utilisées aux XIXe  et XXe siècles dans le domaine du patrimoine, que ce soit à des fins artistiques ou techniques (anticorrosion, imperméabilité). Les applications sont multiples aussi bien dans le domaine des monuments historiques que dans celui des musées (FIG . 66 et 67). La nature des peintures utilisées et les substrats concernés (métal, béton, polymères) sont également variés. Enfin, les progrès de la chimie ont conduit à la production de peintures de plus en plus efficaces mais aussi aux formules complexes. Aussi, il est aujourd’hui difficile de procéder à leur identification et à leur caractérisation dans le cadre d’opérations de conservation-restauration. Or ces peintures, qui ont souvent été mises en oeuvre par les artistes, parfois plus concernés par leur texture, ou les palettes de couleurs et de brillance disponibles, que par les recommandations techniques des fabricants de peinture, présentent dans de nombreux cas des altérations notamment lorsque les oeuvres sont exposées en extérieur. Qu’il s’agisse donc d’identifier ces peintures ou de préconiser des traitements de restauration, les problématiques sont complexes.

Dans ce contexte, le C2RMF, le CICRP et le LRMH (pôles Béton, Métal et Peintures murales et polychromie) ont uni leurs compétences pour créer un groupe de travail destiné à servir de plate-forme d’échange de connaissances et de savoir-faire, mais aussi dans le but de monter des études et projets de recherche collectifs. La première étape de ce travail consiste à explorer différentes sources d’archives (lieux potentiels identifiés lors des premières réunions du groupe), afin de recenser les produits et fabricants des périodes concernées (1850 à nos jours), mais aussi les règlementations et brevets... Ces données sont destinées à alimenter une base de données commune de produits (fiches techniques, références analytiques, et échantillons…). Dans cet objectif, le C2RMF, le CICRP et le LRMH ont obtenu un financement du ministère de la Culture et de la Communication pour 6 mois de vacations, réparties au sein des 3 structures, la vacataire étant amenée à travailler dans les domaines spécifiques de chaque institution (spécificités et lieux de documentation et d’archives identifiés).

Collaboration : Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF), Centre interdisciplinaire de conservation et de restauration du patrimoine (CICRP).

Personnel permanent : Élisabeth MARIE-VICTOIRE, Annick TEXIER, Dominique MARTOS-LEVIF, Vincent DETALLE.

CDD : Claire VALAGEAS (Pour le LRMH : septembre – novembre 2014).

Financement : ministère de la Culture et de la Communication.