Diffractométrie de rayons X (DRX)

Le laboratoire possède un diffractomètre de rayons X qui permet d'identifier la nature de toutes les substances cristallisées, d'origine organique et inorganique. Surtout utilisée pour la détermination des phases minérales dont il donne la signature radiocristallographique, la technique est utilisée selon la "méthode des poudres" suivant une configuration Bragg-Brentano constituée d'un goniomètre muni d'un tube à anode en cuivre et d'un détecteur à scintillation. Entièrement informatisé, le dépouillement des diffractogrammes fournit une véritable carte d'identité des espèces analysées. La caractérisation des phases est effectuée par dépouillement informatique à l’aide du fichier JCPDS (Joint Committee Powder Diffraction Standard) associé au système. La méthode donne de précieux renseignements dans le domaine de la pierre (minéraux constitutifs, phases argileuses, sels solubles), des enduits, mortiers et béton (minéraux des liants hydrauliques) et des produits de corrosion des vitraux et métaux.


Matériel utilisé

* En construction *

 

Principe de fonctionnement

Schéma d'un spectromètre de diffraction des rayons X

Les radiations X possèdent la propriété de traverser un matériau et d'être diffractées par les atomes : le degré de diffraction dépend de l'énergie du rayonnement incident et de la distribution atomique (structure plus ou moins cristalline). Le spectre de diffraction constitue l'empreinte caractéristique de la structure des substances cristallines analysées. Les mesures sont effectuées avec un appareil, (figure ci-dessus),constitué par un tube à rayons X et un système échantillon-détecteur posé sur une unité géométrique. La technique est principalement utilisée pour des substances de structure cristalline et plus spécialement minérale. Elle peut parfois être utilisée pour des produits organiques, néanmoins organisés spatialement, tels que les hauts polymères naturels et synthétiques, les cires cristallines, etc. Les spectres de diffraction peuvent être obtenus directement à partir d'un fragment solide, ou de petites quantités de poudre (spectre de poudre). Cette dernière méthodologie est particulièrement utile pour l'identification des produits de corrosion des divers matériaux (pierre, métal, verre), de pigments de peinture, etc.