Contrôle et éradication des micro-organismes chlorophylliens

Méthode alternative aux traitements chimiques

La prolifération excessive et nuisible des micro-organismes tels que les micro-algues vertes, cyanobactéries, bactéries et champignons, est un problème majeur tant en milieux aquatiques (bloom de cyanobactéries, problème d’eutrophisation…) qu’en milieux terrestres (prolifération d’espèces pathogènes en milieu médical ou dans le domaine de l’industrie agro-alimentaire…). Ces problématiques concernent aussi le domaine de la conservation des matériaux du patrimoine où la prolifération de ces micro-organismes peut engendrer des phénomènes de biodétérioration menaçant l’intégrité de sites à forte valeur patrimoniale. De nos jours, l’emploi de produits chimiques (algicides, fongicides ou plus largement les biocides) pour lutter contre ces perturbations biologiques est largement critiqué depuis la directive européenne de 1998 régulant et limitant la mise sur le marché des produits biocides. La recherche de procédés plus respectueux de l’environnement est donc un des enjeux des sciences au service de la conservation du patrimoine afin de trouver des méthodes alternatives aux produits chimiques. Depuis 2007, dans l’optique de limiter l’emploi de tels produits, le pôle Microbiologie du LRMH a choisi de développer une méthode alternative efficace et plus respectueuse de l’environnement : l’exposition à un rayonnement ultraviolet à basse longueur d’onde, c’est-àdire très énergétique. Le premier travail de thèse s’est donc focalisé sur l’effet des UV-C sur les microorganismes chlorophylliens et le second projet s’intéresse à l’impact des UV-C sur les pigments préhistoriques.

 

Programmes de recherche :

Utilisation du rayonnement UV-C biocide comme alternative aux traitements chimiques dans le contrôle et l’éradication des micro-algues, cyanobactéries et champignons contaminants des milieux obscurs

Effets des UVC sur les pigments préhistoriques