Apport des traitements carboxylates à la protection des alliages cuivreux

  • Doctorant : Emilande Apchain
  • Ecole Doctorale : Université de Cergy-Pontoise - Sciences et ingénierie
  • Pôle(s) scientifique(s) : Métal

Sujet et description

Financement : -

En milieu extérieur, les objets en cuivre et alliages cuivreux (toiture, statuaire) subissent des altérations qui entraînent des modifications physiques et esthétiques de l’œuvre. Pour limiter ces dégradations, il convient de réduire les interactions entre la couche de corrosion et son environnement d’exposition en appliquant un traitement de protection.

Cette recherche a pour but d’étudier deux traitements de protection : une cire microcristalline et des solutions de décanoate. En France, les traitements les plus couramment utilisés par les restaurateurs sont les cires microcristallines, facilement applicables, qui offrent un aspect relativement transparent à la surface traitée et qui ont une bonne efficacité à court terme. En revanche elles nécessitent des ré-applications régulières, idéalement tous les ans, or, il est très compliqué de mettre en œuvre des restaurations aussi fréquemment. Dans cette thèse, Emilande compare ces cires à un autre type de traitement de protection, qui est plus utilisé dans le domaine de l’industrie ou pour la protection de petits objets exposés dans les musées : les inhibiteurs de corrosion. Contrairement aux cires microcristallines qui protègent la surface de l’objet en formant un film imperméable, les inhibiteurs de corrosion réagissent avec le substrat pour former de nouveaux composés hydrophobes. Des études ayant avancées l’idée d’une certaine toxicité de ce type de traitement, de nouveaux types d’inhibiteurs de corrosion ont été développés depuis quelques dizaines d’années : les carboxylates. Ces composés extraits d’huiles végétales ont l’avantage d’être non toxiques et non cancérigènes. Des échantillons « modèles » en cuivre naturellement corrodés ont été utilisés afin de développer une méthodologie analytique visant à étudier la pénétration des traitements de protection appliqués sur des couches de corrosion. Selon les observations, cette pénétration semble dépendre essentiellement de son mode d’application. Dans un intérêt commun et sociétal, les résultats de cette recherche ont été diffusés auprès de la communauté scientifique spécialisée dans l’étude de la corrosion et utilisés au cours de plusieurs congrès Eurocorr.

Direction : Albert NOUMOWE-NCHAMBOU, Philippe DILLMANN

Partenaires : L2MGC Université de Cergy-Pontoise (Albert NOUMOWE NCHAMBOU), LAPA (Philippe DILLMANN), LRMH (Annick TEXIER), C2RMF (François MIRAMBET), Laboratoire de mécanique et matériaux du génie civil (Cergy-Pontoise, Val-d’Oise), Musée Rodin

Collaboration : -

Encadrement : -

Durée : 2014-2018

Date de soutenance : 24 mai 2018